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<journal-title>Literator - Journal of Literary Criticism, Comparative Linguistics and Literary Studies</journal-title>
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<issn pub-type="ppub">0258-2279</issn>
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<publisher-name>AOSIS</publisher-name>
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<article-id pub-id-type="publisher-id">LIT-42-1777</article-id>
<article-id pub-id-type="doi">10.4102/lit.v42i1.1777</article-id>
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<subject>Book Review</subject>
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<article-title>Diff&#x00E9;rentes fa&#x00E7;ons d&#x2019;envisager la peur</article-title>
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<contrib-id contrib-id-type="orcid">https://orcid.org/0000-0002-4418-269X</contrib-id>
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<surname>Ferreira-Meyers</surname>
<given-names>Karen</given-names>
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<aff id="AF0001"><label>1</label>Institute of Distance Education, University of Eswatini, Kwaluseni, Eswatini</aff>
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<corresp id="cor1"><bold>Corresponding author:</bold> Karen Ferreira-Meyers, <email xlink:href="karenferreirameyers@gmail.com">karenferreirameyers@gmail.com</email></corresp>
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<pub-date pub-type="epub"><day>25</day><month>03</month><year>2021</year></pub-date>
<pub-date pub-type="collection"><year>2021</year></pub-date>
<volume>42</volume>
<issue>1</issue>
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<product><source>La peur - Discours, formes et repr&#x00E9;sentations</source> <person-group person-group-type="author"><string-name><given-names>Roger Fopa</given-names> <surname>Kuete</surname></string-name></person-group> <isbn>978-2-343-19562-9</isbn> <publisher-name>L&#x2019;Harmattan, Au carrefour des cultures</publisher-name>, <year>2020</year>, <comment>&#x20AC;18.99&#x002A;</comment> <comment>&#x002A;Book price at time of review</comment></product>
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<copyright-statement>&#x00A9; 2021. The Authors</copyright-statement>
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<license-p>Licensee: AOSIS. This work is licensed under the Creative Commons Attribution License.</license-p>
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<p>En 2020, L&#x2019;Harmattan publie l&#x2019;ouvrage intitul&#x00E9; <italic>La peur - Discours, formes et repr&#x00E9;sentations</italic> [<italic>Fear - Discourse, forms and representations</italic>], dirig&#x00E9; par Roger Fopa Kuete. Le livre fait partie d&#x2019;une collection - <italic>Questions contemporaines</italic> - dirig&#x00E9;e par Jean-Paul Chagnollaud, Bruno P&#x00E9;quignot et Xavier Richet qui veut &#x00EA;tre un espace de r&#x00E9;flexion et de d&#x00E9;bat autour de questions contemporaines comme le ch&#x00F4;mage, l&#x2019;exclusion ou encore la globalisation. L&#x2019;id&#x00E9;e principale de la collection est de donner l&#x2019;opportunit&#x00E9; aux chercheurs d&#x2019;un espace o&#x00F9; ils sont libres de s&#x2019;exprimer et de proposer de nouvelles id&#x00E9;es et r&#x00E9;flexions.</p>
<p>Le pr&#x00E9;sent volume contient une introduction, de la part de l&#x2019;&#x00E9;diteur Roger Fopa Kuete, et quatre grandes parties, &#x00E0; savoir : Esth&#x00E9;tique de la peur et des traumatismes (3 articles), La peur entre croyances et spiritualit&#x00E9;s (3 articles), Espaces et contextes de la construction de la peur (4 articles) et Politiques de la peur (3 articles).</p>
<p>Dans son introduction, Roger Fopa Kuete, situe le sujet principal, &#x00E0; savoir la peur, dans l&#x2019;histoire de l&#x2019;humanit&#x00E9;, la peur &#x00AB; qui investit ainsi chaque conscience individuelle c&#x2019;est : la peur d&#x2019;&#x00EA;tre envahi, de voir sa culture et ses valeurs s&#x2019;effriter et disparaitre, (&#x2026;), la peur d&#x2019;un monde qui change trop vite, la peur de l&#x2019;autre et enfin, de vivre avec l&#x2019;autre &#x00BB; (p. 9) devient une peur &#x00AB; abyssale &#x00BB; (p. 10) dans les pays du Sud, &#x00AB; le substrat matriciel gouvernant toute existence &#x00BB; (p. 10), une peur due majoritairement &#x00E0; la mondialisation. Cette mondialisation serait &#x00AB; une v&#x00E9;ritable &#x2018;institutionnalisation g&#x00E9;n&#x00E9;ralis&#x00E9;e de la culture&#x2019; (Serge Cantin, 2005 : 86), un ensemble de politiques de la peur fond&#x00E9;es sur l&#x2019;argument de la qu&#x00EA;te de la puissance &#x00E0; travers l&#x2019;accumulation des richesses &#x00BB; (p. 12). Le directeur du volume explique comment les diff&#x00E9;rents articles/chapitres s&#x2019;imbriquent, se lient, se combinent, s&#x2019;accompagnent. En effet, l&#x2019;analyse des esth&#x00E9;tiques, de la vie r&#x00E9;elle ou de la fiction, est l&#x2019;angle principal par lequel la peur est d&#x00E9;crite, dessin&#x00E9;e et d&#x00E9;cortiqu&#x00E9;e dans le pr&#x00E9;sent ouvrage.</p>
<p>Les po&#x00E9;tiques des peurs et des traumatismes se trouvent soulign&#x00E9;es dans la premi&#x00E8;re partie. Il s&#x2019;agit d&#x2019;une focalisation sur la th&#x00E9;matique de l&#x2019;immigration et des traumatismes et violences y associ&#x00E9;s. Le regrett&#x00E9; chercheur universitaire Parfait Diandue Bi Kakou explique comment le migrant clandestin se transforme en proie face &#x00E0; la mer et, s&#x2019;il survit cette &#x00E9;preuve, comment la folie devient une caract&#x00E9;ristique majeure du personnage du migrant. Roger Fopa se base sur les th&#x00E9;ories de la psychopathologie clinique et des &#x00E9;v&#x00E9;nements traumatiques dans son examen du cycle de la peur &#x00E0; l&#x2019;&#x0153;uvre dans <italic>La&#x00EB;titia ou la fin des hommes</italic> d&#x2019;Ivan Jablonka. Le troisi&#x00E8;me article dans cette partie, r&#x00E9;dig&#x00E9; par Mansour Dram&#x00E9;, est comparatiste et &#x00E9;tudie des romans de Didier Daeninckx (sur le nazisme) et de Scholastique Mukasonga (sur le Hutu Power) selon les axes de l&#x2019;exclusion et de la puret&#x00E9;.</p>
<p>La deuxi&#x00E8;me partie se concentre sur la question des croyances et des spiritualit&#x00E9;s et leurs liens &#x00E0; la peur. Antoine Guillaume Makani y propose une &#x00E9;tude sur l&#x2019;&#x00E9;ducation religieuse en Afrique et oppose, ce faisant, des figures comme le sujet africain et le pr&#x00EA;tre blanc, le sujet africain et la foi, le sujet africain et ses propres habitudes et coutumes, ses interdits et tabous. Rodrigue de Paul Kepgang aussi r&#x00E9;fl&#x00E9;chit &#x00E0; la religion : il note avec int&#x00E9;r&#x00EA;t la force de survie des soci&#x00E9;t&#x00E9;s traditionnelles camerounaises (des Bamil&#x00E9;k&#x00E9; en particulier), m&#x00EA;me lorsqu&#x2019;elles sont confront&#x00E9;es &#x00E0; de multiples missions d&#x2019;&#x00E9;vang&#x00E9;lisation chr&#x00E9;tienne. Dans cette section sur la peur et les croyances encore, Zacharie Duflot Tatuebu analyse les sculptures des peuples du Grassland-Cameroun (&#x00E0; l&#x2019;est et au sud, les plateaux Bamileke et Bamoun, &#x00E0; l&#x2019;ouest et au nord, les plateaux de Bamenda, Nso et Nkambe, et, en contrebas, des plaines d&#x2019;altitude &#x00E0; l&#x2019;exemple de celle de Mbo, Ndop et Tikar) dans l&#x2019;optique de montrer leurs symboles et caract&#x00E8;res mystico-religieux.</p>
<p>La troisi&#x00E8;me sous-division de ce volume s&#x2019;attarde aux espaces et contextes de la construction de la peur. Les normes formelles et la peur de celles-ci, qu&#x2019;Henri Rodrigue Njengou&#x00E9; Ngamaleu a nomm&#x00E9; la &#x00AB; normophobie &#x00BB; sont d&#x00E9;crites &#x00E0; partir de la page 111. L&#x2019;auteur examine les peurs obsessionnelles et irrationnelles en tant que &#x00AB; trait de personnalit&#x00E9; chez les Africains &#x00BB; et les lie &#x00E0; la d&#x00E9;r&#x00E9;gulation sociale et le sous-d&#x00E9;veloppement de certaines parties du continent. L&#x2019;article qui suit, intitul&#x00E9; <italic>De l&#x2019;autopsie des terrorismes &#x00E0; la th&#x00E9;orie du chaos : essai d&#x2019;analyse d&#x2019;une construction &#x00AB; en sourdine &#x00BB; des peurs collectives en Occident</italic>, dans lequel Albert Jiatsa Jokeng analyse d&#x2019;autres peuples et la surm&#x00E9;diatisation de la peur &#x00E0; partir de la th&#x00E9;orie du chaos, d&#x00E9;montre que la peur est universelle et m&#x00E8;ne &#x00E0; des d&#x00E9;mesures importantes si elle n&#x2019;est pas contr&#x00F4;l&#x00E9;e. Les deux prochains articles de cette section, r&#x00E9;dig&#x00E9;s par Williams Fulbert Yogno Tabeko et Philippe Nguemeta, &#x00E9;tudient la peur sous l&#x2019;angle de l&#x2019;utopie, de la responsabilit&#x00E9; et de la technologie (techno-science).</p>
<p>La derni&#x00E8;re partie de ce volume prend la vie politique comme point de d&#x00E9;part. Ainsi, Anatole Fogou voit dans la peur l&#x2019;&#x00E9;l&#x00E9;ment fondateur de l&#x2019;ordre politique et Njimeni Njiotang Cl&#x00E9;bert Agenor identifie la peur comme base s&#x00E9;miotique du dualisme inh&#x00E9;rent &#x00E0; la parole politique. C&#x2019;est dans le dernier article que Tchetchoua Tchokont&#x00E9; S&#x00E9;verin discute de trois d&#x00E9;cennies de phobie d&#x00E9;mocratique au Cameroun ayant, selon lui, men&#x00E9; &#x00E0; la &#x00AB; restauration autoritaire &#x00BB; dans le pays.</p>
<p>Cet ouvrage est ancr&#x00E9; majoritairement dans le contexte historique et g&#x00E9;ographique du Cameroun. Les divers articles font le tour d&#x2019;une th&#x00E9;matique universelle &#x2013; la peur &#x2013; et d&#x00E9;montrent en m&#x00EA;me temps combien le particulier informe et mod&#x00E8;le la repr&#x00E9;sentation et l&#x2019;acception de celle-ci. De ce fait, la collection d&#x2019;essais d&#x2019;id&#x00E9;es et d&#x2019;analyses scientifiques personnelles offre aux lecteurs l&#x2019;opportunit&#x00E9; de d&#x00E9;couvrir ou d&#x2019;approfondir leurs approches et perspectives de la peur, du terrorisme, de la violence. La vari&#x00E9;t&#x00E9; des approches th&#x00E9;oriques et pratiques, &#x00E0; savoir litt&#x00E9;raires, esth&#x00E9;tico-artistiques, anthropologiques, socio-politiques, entre autres, permet des lectures multiples de cet ouvrage bien &#x00E9;dit&#x00E9; : la mise en page est correcte, les articles sont pr&#x00E9;c&#x00E9;d&#x00E9;s d&#x2019;un r&#x00E9;sum&#x00E9; et de mots cl&#x00E9;s en anglais et se terminent par une liste de r&#x00E9;f&#x00E9;rences bibliographiques.</p>
<p>Une chose m&#x2019;attriste un peu : le manque de voix f&#x00E9;minines dans ce volume. Et nous avons des choses &#x00E0; dire et &#x00E9;crire au sujet de la peur, c&#x2019;est certain !</p>
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<fn><p><bold>How to cite this book review:</bold> Ferreira-Meyers, K., 2021, &#x2018;Diff&#x00E9;rentes fa&#x00E7;ons d&#x2019;envisager la peur&#x2019;, <italic>Literator</italic> 42(1), a1777. <ext-link ext-link-type="uri" xlink:href="https://doi.org/10.4102/lit.v42i1.1777">https://doi.org/10.4102/lit.v42i1.1777</ext-link></p></fn>
<fn><p><bold>Note:</bold> The English translation for the book review title: Shapes and Forms of Fear.</p></fn>
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